MÉTROPOLITE MARC A CÉLÉBRÉ LA DIVINE LITURGIE DOMINICALE EN LA CATHÉDRALE

Le 1er novembre 2026, 22e dimanche après la Pentecôte, le métropolite Marc de Chersonèse et d’Europe occidentale, exarque patriarcal d’Europe occidentale, a célébré la Divine Liturgie en la cathédrale de la Sainte-Trinité.
Concélébraient avec Son Éminence le prêtre Maxim Politov, secrétaire de l’administration diocésaine de Chersonèse, et le clergé de la cathédrale.
Les chants liturgiques et les exclamations ont été donnés en slavon et en français.
Après la prière derrière l’ambon, le métropolite Marc a adressé une homélie à ceux qui prenaient part à la Liturgie :
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,
Lorsque nous lisons le saint Évangile, chers frères et sœurs, nous constatons que les paroles de notre Sauveur ne ressemblent pas à la manière d’enseigner des prédicateurs, des théologiens et des philosophes d’aujourd’hui.
Le Christ parle toujours très simplement, et le plus souvent son enseignement prend la forme de paraboles et d’images. Dans l’Évangile de ce dimanche, nous avons entendu une nouvelle parabole du Sauveur, celle du semeur.
C’est l’un des rares cas où le Sauveur lui-même, se trouvant ensuite seul avec ses disciples, leur a donné l’interprétation de ses propres paroles. Le Christ dit que le fruit de ce semis salutaire, le fruit de son enseignement sur le Royaume des Cieux, dépend de la disposition des cœurs à recevoir sa parole.
Le Christ nous dit que Dieu est toujours prêt à se révéler aux hommes, toujours prêt à leur donner une nourriture spirituelle. Mais il dépend de nous d’accueillir cette semence divine de la Parole de Dieu ou de la rejeter, par notre passivité ou par notre asservissement aux passions pécheresses.
Remarquons que, selon les calculs ordinaires des hommes, il paraît absurde de jeter du grain sur le chemin. Là, où il n’y a pas de terre, la semence est évidemment vouée à être mangée par les oiseaux.
Du point de vue de la même logique pratique, il est tout aussi vain de semer sur un sol pierreux car la terre y est trop mince et, en règle générale, les plantes finissent par se dessécher même si elles commencent à pousser.
On peut en dire autant de la semence jetée au milieu des mauvaises herbes, car celles-ci sont le plus souvent plus résistantes et plus vigoureuses que les plantes cultivées. C’est donc bien nous qui sommes responsables de la manière dont la Parole de Dieu prend racine en nous.
Nous pensons souvent que tout est la faute de notre entourage, ou bien nous disons : « Nous ne sommes pourtant pas des saints ! » Certes, nous ne sommes pas des saints mais l’action de la Parole de Dieu dans une âme dépend de la personne elle-même.
Les vies des saints offrent quantité d’exemples de l’action de la Parole de Dieu dans l’âme des justes. Nous écoutons sans cesse les enseignements de l’Évangile. Nous les écoutons. Nous en sommes touchés parfoiS. Puis, nous sortons de l’église et nous les oublions. Nous nous imaginons que cela sert à enrichir notre expérience, à connaître l’histoire évangélique, à savoir résoudre telle ou telle question théologique, à savoir quoi répondre dans telle ou telle situation. Mais l’essentiel est que, bien souvent, nous cessons de voir dans l’Évangile un livre de vie écrit pour nous.
Rappelons-nous comment certains saints Pères, entendant une parole de l’Évangile ou de l’Apôtre, la prenaient pour une règle d’action : ils partaient au désert, renouvelaient leur vie, en changeaient radicalement le cours. Ce sont ceux dont le Sauveur parle en dernier lieu dans la parabole. Ceux dont le cœur s’est révélé être une bonne terre, prête à recevoir la Parole de Dieu et à porter du fruit.
Bien sûr, nous cherchons souvent des excuses. Le prêtre ne conviendrait pas ou bien telle autre chose ne se passerait pas comme il faut. Nous oublions cependant que la tâche de l’Église est de porter la Parole de Dieu aux hommes, de leur dire malgré les faiblesses et les imperfections humaines, quelle réalité nouvelle le Seigneur a apportée sur la terre, le Royaume des Cieux qui doit commencer pour nous dès ici-bas.
Gardons cette parabole en mémoire chaque fois quand nous nous détournons vers de mauvaises actions ou de mauvaises pensées, que nous nous emportons, que nous péchons, que nous cédons aux passions ou que nous nous offensons des autres, souvenons-nous que c’est nous-mêmes qui nous montrons incapables de recevoir la Parole de Dieu dans sa pureté et son intégrité, et qui, pour cette raison, ne portons pas le fruit attendu.
L’Église parle toujours de la responsabilité personnelle de chacun dans tout ce qui advient de sa vie. Nous aussi, chers frères et sœurs, en écoutant les paroles du saint Évangile et en pesant nos actes, souvenons-nous de notre responsabilité pour tout ce que nous faisons dans notre vie. Amen.





