MONSEIGNEUR MARC A CÉLÉBRÉ LA LITURGIE DOMINICALE EN LA CATHÉDRALE

Le 26 juillet 2026, 8e dimanche après la Pentecôte, mémoire des Pères des six premiers Conciles œcuméniques, l’Exarque patriarcal en Europe occidentale, le métropolite de Chersonèse et d’Europe occidentale Marc, a célébré la Divine Liturgie en la cathédrale de la Sainte Trinité à Paris.
Le hiérarque était entouré du prêtre Maxim Politov, secrétaire de l’administration diocésaine, ainsi que du clergé de la cathédrale.
L’office a été célébré en slavon et en français.
À l’issue de la Liturgie, le métropolite Marc s’est adressé aux fidèles réunis dans l’église avec une homélie archipastorale :
« Dans la lecture évangélique de ce jour, chers frères et sœurs, nous avons entendu le récit extraordinaire de l’apôtre et évangéliste Matthieu, qui nous rapporte comment le Seigneur, pris de compassion pour la foule nombreuse venue écouter sa prédication, nourrit les gens dans le désert. Il le fit d’une manière miraculeuse : cinq pains et deux poissons suffirent à rassasier cinq mille personnes. Non seulement tous mangèrent à satiété, mais on recueillit encore douze corbeilles pleines de pain qui restait.
Nous nous émerveillons devant ce miracle du Sauveur et glorifions notre Seigneur Jésus-Christ pour ses grandes et abondantes miséricordes. Le lecteur attentif sait que le chapitre suivant de l’Évangile selon saint Matthieu contient un autre épisode similaire. Cette fois encore, le Christ nourrit une foule nombreuse, non plus de cinq mille, mais de quatre mille personnes, à l’aide de sept pains et de quelques poissons. Après le repas, sept corbeilles remplies restaient intactes.
Certains exégètes contemporains estiment qu’il s’agit d’un seul et même événement, dont seuls les chiffres relatifs au nombre de pains, de poissons et de corbeilles restantes diffèrent pour une raison ou une autre.
Cependant, au-delà de leur sens littéral, ces récits possèdent également une signification symbolique plus profonde. Dans l’Écriture sainte, le pain n’est pas seulement une source de vie et de nourriture pour notre corps. Il désigne aussi la nourriture de l’âme, qui se nourrit de la Parole de Dieu. Ce n’est pas un hasard si l’action accomplie par le Sauveur nous rappelle l’Eucharistie.
Que fait le Sauveur lorsqu’il rassasie les cinq mille, puis les quatre mille personnes ? Il prend le pain, le bénit, le rompt et le donne à Ses disciples. La même succession de gestes se déroule pendant l’Eucharistie : le Christ prend le pain, le bénit, le rompt et le donne à Ses disciples.
Mais pourquoi, dans le premier cas, lorsque le Christ rassasie la foule, reste-t-il douze corbeilles de nourriture, tandis que dans le second cas, il en reste sept ?
Nous pouvons également y discerner une signification spirituelle profonde. Les douze corbeilles de nourriture peuvent être comprises comme un symbole lié au peuple d’Israël. Tout lecteur de la Bible se souvient des douze tribus d’Israël. Ainsi, lorsque le Seigneur rassasie cinq mille personnes et qu’il reste douze corbeilles, nous pouvons y voir l’indication que Sa puissance et Sa miséricorde s’adressent à tout le peuple d’Israël. Il montre ainsi qu’Il est capable de donner une nourriture, aussi bien physique que spirituelle, aux douze tribus d’Israël.
Lorsque le Christ multiplie les pains pour quatre mille personnes, il reste sept corbeilles de nourriture. Le contexte de ce récit évangélique montre que le Christ se trouve alors parmi les païens. Il vient de guérir la fille de la Syro-phénicienne.
Le chiffre sept est un nombre sacré dans la Bible. Il renvoie aux sept jours de la Création, y compris le jour du repos, ainsi qu’aux sept peuples païens qui habitaient la Palestine avant l’arrivée des Hébreux. Par ces deux miracles de la multiplication des pains, le Seigneur montre donc qu’Il est capable de donner tout ce qui est nécessaire à la vie et à l’épanouissement spirituel, aussi bien à Israël qu’aux peuples païens.
Et nous aussi, chers frères et sœurs, lorsque nous écoutons les paroles de l’Évangile relatant ces événements, nous devons nous souvenir que ces miséricordes divines nous concernent directement. Le Seigneur nous nourrit et prend soin de nous. Il est prêt à nous donner tout ce qui est nécessaire aussi bien à notre corps qu’à notre âme. Mais le plus important est de ne pas oublier de le remercier pour les grandes et abondantes miséricordes dont nous bénéficions grâce à la générosité de notre Sauveur. »





