EXARQUE PATRIARCAL A CÉLÉBRÉ LA DIVINE LITURGIE DOMINICALE À LA CATHÉDRALE

Le 11 octobre 2026, 19e dimanche après la Pentecôte, le métropolite Marc de Chersonèse et d’Europe occidentale, exarque patriarcal d’Europe occidentale, a célébré la Divine Liturgie en la cathédrale de la Sainte-Trinité. Concélébraient avec lui le prêtre Maxim Politov, secrétaire de l’administration diocésaine de Chersonèse, et le clergé de la cathédrale.
Les chants liturgiques ont été exécutés et les prières prononcées en slavon et en français.
Après la prière derrière l’ambon, Mgr Marc a adressé aux paroissiens présents une homélie :
Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit,
Aujourd’hui, chers frères et sœurs, nous avons entendu le récit évangélique de la pêche miraculeuse. Sur la parole du Sauveur, les filets des apôtres se remplirent d’une multitude de poissons (Lc 5, 1-7).
Tout homme aspire à réussir. L’apôtre Pierre comme tout pêcheur s’efforçait de réussir et comptait sur ses propres forces et sur son expérience. Pierre croyait certainement en Dieu. Cependant, il ne comprenait pas encore que le Seigneur était bien plus proche qu’il ne pouvait l’imaginer à ce moment-là. Car il s’est avéré que la volonté de Dieu s’accomplit assez aisément puisque le Seigneur lui-même a béni cette pêche miraculeuse.
Alors qu’auparavant l’apôtre Pierre avait passé toute la nuit à pêcher sans rien prendre, il a suffi ici d’une seule parole du Maître pour que le filet se remplisse (Lc 5, 5-6).
Néanmoins, quand nous parlons de l’apôtre Pierre, nous oublions parfois que le Seigneur lui a donné quelque chose de plus profond et de plus spirituel qu’une pêche. Il l’a appelé à devenir pêcheur des hommes (Lc 5, 10). L’ancien pêcheur a quitté son métier dès cette heure, au moment même où la réussite et un résultat étonnant lui venaient. Certes, c’était grâce au secours de Dieu. L’apôtre Pierre a tout laissé et il a suivi le Christ (Lc 5, 11).
De même, chers frères et sœurs, nous comptons souvent sur nous-mêmes. Nous pensons souvent que la réussite dans la vie tient à nos qualités professionnelles, à la poursuite d’un objectif fixé et à la patience. Nous oublions cependant que la vraie réussite dépend de Dieu. C’est lui qui nous donne d’obtenir un résultat, lui qui nous aide dans nos affaires. Il arrive aussi qu’un homme continue de tendre vers une chose tandis que Dieu l’appelle à une autre et lui donne davantage.
Il ne faut pas croire que nous serions du nombre de ceux qui n’ont pas été appelés. Le mot même « Église » vient du grec « appeler ». Les gens de l’Église sont ceux que Dieu a appelés.
De même que l’apôtre Pierre a été appelé à suivre le Christ, nous aussi sommes appelés à accomplir une mission déterminée en ce monde. Le Seigneur nous ouvre la voie qui est la sienne. Nous pouvons devenir le réceptacle de la grâce de Dieu et l’instrument de la divine Providence.
Que Dieu nous donne, frères et sœurs, de ne pas compter sur nous seuls. Car dans la lecture apostolique d’aujourd’hui, nous avons entendu les paroles de l’apôtre Paul, la puissance de Dieu s’accomplit dans la faiblesse (2 Cor 12, 9).
Autrement dit, plus nous nous humilierons et moins nous nous appuierons uniquement sur nos propres forces, plus nous aurons la possibilité de devenir l’instrument de la divine Providence. Et plus grande sera l’espérance de réussir dans l’activité qui est la nôtre et dans la mission que le Seigneur nous a confiée.
Souvenons-nous, chers frères et sœurs, que cette pêche miraculeuse dont nous parle l’évangéliste Luc soit pour nous un exemple et un rappel que la vraie réussite dans la vie dépend du Seigneur. Amen.





